Création
le 5 octobre 2023
L’Oiseau-Mouche
Saison 2023-2024
Phénix, scène nationale, Valenciennes
Théâtre Jean Vilar, Saint-Quentin
Saison 2025-2026
Théâtre des Salins, scène nationale, Martigues
pourquoi mon père ne m’a pas appris l’arabe ?
écriture et mise en scène – Sarah Mordy
avec – Lola Felouzis, Thomas Germain, Slimane Majdi
voix off – Anne Dolan, Gilles Nicolas, Malika M’Sahel
traduction – Miloud Gharrafi, Malika M’Sahel
dramaturgie – Leslie Menahem
assistanat à la mise en scène – Marion Morvan
création et régie lumière – Agathe Patonnier
création sonore – Serge Sentis
création vidéo – Victor-Hadrien
chorégraphie – Léonore Zurflüh
régie plateau & accessoires – Alice Carpentier
régie générale, son, vidéo – Léo Rossi-Roth
administration, production – Adeline Bodin
presse – Murielle Richard
production
ABRI ANIMA
Coproductions
La Croisée#3
Théâtre Exchange, Centre Culturel Léo Lagrange d’Amiens et le Théâtre Massenet de Lille avec l’aide du Ministère de la Culture
Théâtre du Nord – Centre Dramatique National Lille/Tourcoing
aides
Région Hauts-de-France (aide à l’émergence)
DRAC Hauts-de-France (aide au projet)
Ville de Lille (aide à la création)
L’Oiseau-Mouche dans le cadre du dispositif résidence TREMPLIN de la DRAC Hauts-de-France (saison 2021/2022)
Théâtre Massenet
SPEDIDAM
partenaires & soutiens
L’Oiseau-Mouche
Théâtre Gérard-Philipe – CDN de Saint-Denis dans le cadre de ses compagnonnages (saison 2021/2022)
232U/Théâtre de la Chambre
Maison Maria Casarès
Stello Productions
Clos des Bernardines
résumé
À la suite d’un grave accident survenu quand elle avait 11 ans, Lina n’a plus aucun souvenir de son enfance et a grandi avec la certitude que son père est mort noyé sur une plage marocaine. Quand elle apprend qu’il vient seulement de mourir, elle décide de se rendre dans sa maison dont elle vient d’hériter, persuadée d’y trouver une réponse à ses tourments. Sur place, elle fait une étrange rencontre et la découverte d’une pièce secrète surnommée « Le Cabinet Rouge ». Son exploration ravive les souvenirs responsables de son amnésie et entraîne une succession de phénomènes anormaux. Pour y mettre un terme, Lina comprend qu’il lui faut remonter le fil de son histoire familiale et en exhumer les fantômes. Elle comprend que ses cauchemars ne sont autres que des héritages du passé et des non-dits qui hantent sa famille. Tel un rite initiatique, l’épreuve de la maison permettra à Lina de conquérir sa liberté.
Née à Casablanca en 1987 d’un père marocain et d’une mère française, l’autrice et metteuse en scène Sarah Mordy évoque une enfance marquée par la peur, la surveillance d’État et le silence. Son père, figure autoritaire et énigmatique, reste muet sur ses activités passées et refuse de transmettre sa langue ou sa culture. Sa mère, étouffée par un climat de violence, finit par fuir le pays avec ses enfants.
Au cœur du récit, le traumatisme originel de ce père — la disparition de son propre père, militant anticolonialiste torturé par l’armée française — apparaît comme le point de bascule d’une violence héritée. La pièce interroge cette mémoire blessée, transmise de manière invisible mais persistante à travers les générations.
Lina, l’héroïne, part en quête de sens. En reconstruisant l’histoire familiale, elle tente de briser les silences, de comprendre les non-dits, et de retrouver une forme de liberté. Le fantastique, présent dans la mise en scène, matérialise l’incompréhensible et permet à l’héroïne de se confronter à une mémoire traumatique devenue presque irréelle.
La maison familiale, lieu central du huis-clos, devient le symbole d’un enfermement psychique et historique, où passé et présent, vivants et morts, cohabitent.
Avec cette œuvre, Sarah Mordy met en lumière les mécanismes de la transmission du trauma, tout en inscrivant son théâtre dans une réflexion plus large sur l’héritage, l’identité et la mémoire des violences.
teaser ©stelloproductions – 2025
crédits du titre – delnova (power of taal) : defiance